Message remis à Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international lors de sa visite à Tokyo

Dans une lettre remise à notre ministre des Affaires étrangères et du Développement international Jean-Marc Ayrault le 11 avril à l’Institut Français à Tokyo, j’ai mentionné toute une série de demandes qui sont au coeur de nos préoccupations en tant que Français résidant au Japon et sur lesquelles il était important d’attirer son attention. Nous espérons qu’une suite favorable sera donnée à nos propositions et remercions Monsieur Ayrault pour sa disponibilité et son écoute.

Voici en 12 points les thèmes évoqués :

  1. Nous demandons le maintien du Conseil consulaire sur l’Emploi – élargi aux associations – éventuellement amputé du volet Formation professionnelle depuis le transfert de cette compétence aux Régions en France.

(Pour rappel, la loi n° 2013-659 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France prévoyant que les conseillers consulaires puissent « être consultés sur toute question relative (…) à l’emploi, à la formation professionnelle et à l’apprentissage (…) » et le décret stipulant que le conseil consulaire « émet toute proposition tendant à améliorer la situation professionnelle des Français établis dans la circonscription consulaire (…) » oblige de facto la tenue de ces conseils dans les 130 circonscriptions.)

  1. Nous demandons le maintien du Conseil consulaire sur la sécurité  dans sa forme actuelle  avec la fréquence de deux réunions annuelles. Le contexte particulier du Japon dans le domaine de la sécurité justifie que cette instance demeure dans sa configuration statutaire où le fonctionnement assuré par l’administration en lien avec les îlotiers est aussi garanti par les représentants élus des Français à l’étranger.
  1. Nous demandons que notre Consul assiste au prochain Groupe de travail sur l’Emploi proposé par les élus Solidaires au Japon, conformément à l’engagement pris par l’ensemble des acteurs locaux dès juin 2015 et confirmé en décembre 2015.
  1. Nous demandons la tenue d’un Conseil consulaire consacré à la diplomatie économique et à la coopération décentralisée ouvert aux représentants des structures concernées et à des personnalités qualifiées.
  1. Nous demandons la création d’un Conseil consulaire consacré à l’influence culturelle ouvert aux représentants des structures concernées et à des personnalités qualifiées.
  1. Nous demandons le développement des réunions en visioconférence et une information adaptée pour les Français résidant loin des métropoles japonaises.
  1. Nous souhaitons diminuer la charge pesant sur les compatriotes éloignés des consulats pour la confection des passeports grâce à une dotation en valises biométriques et à des tournées consulaires fréquentes sur tout le territoire du Japon (valable pour d’autres pays).
  1. Nous demandons que des locaux véritablement gratuits pour des activités associatives soient accordés dans les établissements contrôlés par l’Etat (directement ou indirectement) : Ambassade, réseau de l’Institut français, Lycée français international de Tokyo…

9. Nous souhaitons que soit donnée  une reconnaissance à l’action de l’OLES-Japon (Organisme Local d’Entraide et de Solidarité) en donnant une suite positive à  sa demande de subvention (même si cette subvention ne représente qu’une part minoritaire des moyens de l’OLES- Japon, capable d’une certaine autonomie à travers les cotisations et donations qu’il parvient à réunir en tant qu’association fédérative – un cas assez unique pour ce type d’institution).

10. Nous demandons de veiller tout particulièrement à la pérennité du système des bourses scolaires, indispensable pour les résidents au Japon comme ailleurs.

  1. Nous demandons que soit accordée la plus bienveillante attention aux demandes des personnels de l’Institut Français du Japon (site de Tokyo, où un conflit social est actuellement en cours entre les personnels syndiqués et la Direction de l’Institut du Japon) soucieux de préserver la qualité des cours et le rayonnement francophile et francophone au Japon. Les apprenants japonais de l’Institut manifestent un soutien massif aux demandes de leurs enseignants.
  1. Nous attirons votre attention sur une particularité des papiers d’identité français (passeports en particulier) qui, pour les femmes uniquement, mentionnent leur nom sous cette forme : « MARTIN ép. DUPONT ». Vous qui connaissez si bien l’Allemagne n’êtes pas sans ignorer qu’une expression équivalente y est adoptée, qui pose le même problème : « HAHN GEB. SHULZ » (Hahn née Shulz). Le problème est que les autorités japonaises considèrent le « ép. » (et « GEB. » en allemand) comme étant une partie intégrante du nom. Nombre de femmes françaises au Japon s’entendent ainsi régulièrement appeler « Madame ép » ou « Madame Martin-ép-Dupont ». N’y aurait-il aucun moyen d’en finir avec le ridicule de cette situation ? Les épouses allemandes au Japon ont exprimé la même demande auprès des autorités de leur pays.

De gauche à droite, Matthieu Séguéla (PS), ancien conseiller consulaire Solidaires au Japon (2014-2015), délégué général du Souvenir français au Japon ; le ministre Jean-Marc Ayrault ; Janick Magne (EELV), conseillère consulaire Solidaires au Japon actuellement en poste (2015-2016), Alexandre Joly (MODEM-Japon), Solidaires au Japon, son suppléant. Photo de Sébastien Lebègue.

Publié dans Communiqués, Vos conseillers en action
Solidaires au Japon

Site de la  Conseillère consulaire « Solidaires au Japon » Anne Gonon et de son équipe.

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