Comité de sécurité du 13 octobre

Vendredi 13 octobre je participais au Comité de Sécurité réuni par l’ambassadeur M. Laurent PIC. Ce comité différait de ceux organisés jusqu’ici car il n’impliquait pas les îlotiers (même si leur organisation et leur engagement ont été rappelés et salués) mais s’adressait aux responsables des principales associations des Français du Japon, aux conseillers consulaires ainsi qu’aux représentants des agences gouvernementales françaises au Japon et qux chefs de service de l’ambassade.

L’objectif était de faire le point sur les différents risques auxquels la communauté française au Japon peut être confrontée et de voir le dispositif de crise mis en place par l’Ambassade.

L’ambassadeur a rappelé dans son introduction que la sécurité de la communauté était une « entreprise collective » impliquant aussi bien l’Ambassade, les services de l’État que les îlotiers ou les associations.

Bien que relativement sûr, le Japon n’en reste pas moins un pays avec un large éventail de risques : naturels, industriels, sanitaires ou géopolitiques.

Au niveau des risques naturels le conseiller scientifique, M. Jean-Christophe Auffray, a naturellement rappelé les probabilités en matière sismique, mais ceux aussi, moins connus, en matière volcanique comme l’actualité au sud de Kyushu l’illustre. De même, un point a été fait sur les risques climatiques : si le nombre de typhons reste stable dans le Pacifique, on assiste en revanche à une augmentation de la fréquence des pluies torrentielles. Ce qui occasionne des inondations et des glissements de terrain mortels.

Un point a ensuite été fait sur les risques sanitaires notamment en matière alimentaire, un sujet de préoccupation pour nombre de nos concitoyens. Il a tout d’abord été rappelé qu’avec la France, le Japon est un des pays les plus sûrs en la matière. Grand importateur de denrées alimentaires les autorités japonaises opèrent un nombre bien plus élevé d’analyses (près de 200 000 chaque année) qu’en France par exemple sur les produits qui arrivent au Japon (8,8 % des produits importés sont effectivement contrôlés, contre moins de 5% en France).

En matière de normes, celles-ci divergent de l’Union Européenne : parfois plus souples, notamment sur les additifs alimentaires ou les OGM, souvent plus strictes, sur les radionucléides par exemple, ou encore sur les normes microbiologiques avec une tolérance 0.

Une étude des cas d’intoxications alimentaires montre que celles-ci sont au Japon de nature et d’un ordre de grandeur similaires à la France. On assiste aussi à une diminution tendancielle de ces intoxications.

À la confluence des risques alimentaires et industriels, un point a été effectué sur les effets post-Fukushima. L’ambassadeur a ainsi rappelé que l’eau du robinet de Fukushima était parfaitement potable, quand le conseiller nucléaire, le Dr. Sunil Félix a souligné que 83% des terres agricoles de Fukushima étaient de nouveau utilisables. Les produits de Fukushima sont d’ailleurs testés, non pas par échantillonnage, mais produit par produit.
Concernant le site de Fukushima, 90% de celui-ci est dorénavant accessible sans protection. À une question sur d’éventuelles fuites vers les nappes phréatiques, le conseiller a indiqué qu’un mur de glace artificiel les avait stoppées.

De nucléaire il a aussi été question lorsqu’ ont été abordés les risques sécuritaires liés à la situation en Corée du Nord. L’attaché de défense, le Capitaine de vaisseau Christophe Pipolo a ainsi exposé la situation actuelle, ses implications et enjeux internationaux mettant en garde contre les surenchères médiatiques et politiques.

Enfin, l’officier de sécurité et ministre conseiller, M. Jean-Baptiste Lesecq ainsi que le consul, M. Corentin Faiche, ont présenté le « dispositif de crise » en place à l’Ambassade (avec une présentation par un gendarme du pôle sécurité) et rappelé le rôle du réseau d’îlotage et les informations données à la communauté française, notamment dans le « Manuel du Résident », rédigé par un de nos concitoyens îlotier, M. Pierre Sevaistre, et dont la lecture est très recommandée. Vous pouvez télécharger ce manuel depuis le site de l’ambassade en cliquant ici.

Publié dans Vos conseillers en action
Solidaires au Japon
Site du conseiller consulaire "Solidaires au Japon" Alexandre Joly et de son équipe.
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