Conseil d’administration du Lycée Français International de Tokyo (26 mars 2019)

LogoLFITokyo

Mardi 26 mars j’ai participé comme Membre invité au Conseil d’administration (CA) de la Fondation “Lycée Français International de Tokyo”.

Des hausses en vue :

Lors de ce CA a notamment été décidée une augmentation des charges pesant sur les usagers du Lycée, notamment pour financer un futur projet d’extension immobilière rendue nécessaire par l’augmentation continue des effectifs. Je regrette que le Lycée soit amené à ce type de décision qui ne va pas dans le sens souhaitable d’une meilleure accessibilité financière.

La qualité du dialogue et la capacité d’écoute de l’administration, lors ce CA et des réunions préparatoires (Assemblée des Conseillers du 23 février, réunion pré-CA du 12 mars) ont cependant permis la prise en compte de certaines demandes et quelques réajustements positifs par rapport au projet initial.

Principales décisions du CA :

  • Augmentation des frais de scolarité de 1% à la rentrée 2019. Un point sera ensuite fait chaque année pour déterminer si de nouvelles augmentations sont nécessaires.
  • Augmentation de 150 000 yens des droits de première inscription (payables à l’inscription de chaque nouvel enfant), qui passent ainsi de 200 000 yens à 350 000 yens pour un enfant de nationalité française (+ 75% ! )
  • Instauration d’un tarif “entreprises” fixé à 150% du tarif ordinaire. Un premier bilan sera fait au CA d’octobre 2019 pour évaluer l’impact de cette mesure qui était une demande des parents d’élèves et que j’ai soutenue.
  • Création prochaine d’une commission immobilière incluant les membres du CA pour discuter des modalités de la future extension immobilière

Face à l’inquiétude que peut légitimement susciter cette hausse considérable des droits de première inscription, rappelons que les bourses scolaires s’appliquent aussi à ces frais. Ils ne seront donc pas supportés dans leur intégralité par les familles financièrement les moins favorisées (1 enfant français sur 5 est boursier au LFI Tokyo).

Cependant comme il n’est pas si rare de rencontrer des familles qui ignorent (ou n’ont pas connu à temps) l’existence des bourses scolaires, j’ai demandé et obtenu que l’existence des bourses scolaires soit mentionnée de façon très visible en tête du tableau des frais de scolarité sur le site du Lycée. Cette demande a été immédiatement suivie d’effets et j’en remercie vivement le Lycée : http://www.lfitokyo.org/images/2018-2019/Trimestre_2/Tarifs-LFITokyo-fr.pdf

Par précaution, j’ai écrit ensuite au Proviseur du Lycée pour demander que le paiement des droits de première inscription continue de ne pas être exigé des familles demandeuses de bourses avant que ne soit connu le résultat de leur demande. On ne peut en effet pas raisonnablement exiger comme condition préalable à l’inscription d’un enfant le versement d’une somme équivalente à un salaire moyen mensuel au Japon.

Mes autres interventions :

Activités périscolaires : j’ai demandé que soit étudiées en détail les conditions d’une meilleure application des quotités de bourses aux activités périscolaires (au lieu de la réduction uniforme de 34% actuelle pour les élèves boursiers). À l’époque où c’étaient les associations de parents qui géraient les activités périscolaires (c’est-à-dire jusqu’en 2010), ces activités étaient gratuites pour les familles boursières à 100%.

Suite à une remarque souvent entendue lors des réunions du “Grand débat national” au Japon, où de nombreux Français ont loué le caractère éminemment éducatif d’une telle habitude, j’ai suggéré qu’on étudie la possibilité d’expérimenter une participation des élèves au ménage de leurs salles de classes, comme c’est l’usage au Japon, ce qui allègerait d’autant le budget du Lycée et pourrait peut-être avoir aussi des effets positifs sur les frais de scolarité.

Enfin, j’ai soulevé la question des parents d’élèves professeurs d’université au Japon, dont le statut prévoit souvent un séjour de recherches périodique d’une année à l’étranger (tous les 7 ou 8 ans par exemple). Actuellement à leur retour il leur est demandé de payer de nouveau les droits de première inscription pour leurs enfants. J’ai demandé que soit étudiée la possibilité d’exempter d’un nouveau paiement des droits de première inscription les enfants absents un an ou moins du LFI Tokyo. La Direction m’a assuré que cette proposition serait « étudiée ».

Je reste à votre disposition pour toutes vos questions ou suggestions concernant le LFI Tokyo ou le LFI Kyoto. N’hésitez pas à me contacter.

CA mars 2019

Publié dans Vos conseillers en action
Solidaires au Japon

Site du  Conseiller consulaire « Solidaires au Japon » François Roussel et de son équipe.

Contact
%d blogueurs aiment cette page :