Gratuité des crèches et des écoles maternelles à partir d’octobre 2019 au Japon : qui en bénéficiera ?

youchien_sanpo_cart 2Une loi votée le 10 mai 2019 par la Chambre des conseillers japonaise (sangi-in) instaure la « gratuité » pour tous de l’éducation préscolaire de l’âge de 3 ans à l’âge de 5 ans, et la gratuité  des crèches et des garderies de 0 à 2 ans pour les familles aux revenus les plus modestesCette loi s’appliquera à toutes les catégories d’établissements : crèches (hoiku-en), « écoles maternelles » (yôchi-en), jardins d’enfants (kodomo-en),  garderies (takuji sho) etc.

Cette mesure se veut explicitement nataliste, dans un pays vieillissant où chaque femme donne en moyenne naissance à 1,43 enfant, contre 1,88 en France (chiffres de 2017).
Cependant, même pour les 3 à 5 ans la gratuité ne sera pas vraiment totale. D’abord, parce que le coût des repas ne sera pas pris en charge.

Voici résumées en  tableaux les mesures qui s’appliqueront au 1er octobre 2019 :

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3 moins 3 ans ter - copieTrois exemples :

Mon enfant a moins de 3 ans, est-ce que je bénéficierai automatiquement de la gratuité à partir d’octobre ?

ー Non : vous en bénéficierez uniquement si vous ne payez pas d’impôts locaux (jûmin zei) en raison de vos faibles revenus.

Mon enfant de 3 ans est inscrit dans une crèche municipale. Qu’est-ce qui changera pour moi en octobre 2019 ?

ー La crèche deviendra gratuite pour votre enfant à partir d’octobre 2019, hors frais de repas.

Mon enfant a 4 ans et il est inscrit dans une école maternelle privée. Qu’est-ce qui changera pour moi en octobre 2019 ?

L’école ne deviendra pas gratuite, mais vous bénéficierez en principe d’une aide de 25 700 yens / mois. 

Les classes de maternelle des Lycées Français de Kyoto et de Tokyo seront-elles concernées ?

ー Malheureusement non. Le texte de la loi exclut explicitement les « écoles internationales ».

Les autres aides (locales et nationales) continueront-elles d’exister ?

ー Oui. En l’état les allocations familiales sous conditions de revenus (jidô teate) sont maintenues. Par ailleurs, les divers systèmes d’aide des collectivités locales ne sont pas mis en cause. Certaines municipalités ont même annoncé un renforcement de leurs aides à partir d’octobre 2019. Pour plus de détails il convient de s’adresser à sa mairie.

Tokyo par exemple a annoncé une augmentation des aides au 2e enfant à partir d’octobre 2019. Ainsi par exemple pour un 2e enfant de 2 ans placé en crèche non agréée (ninkagai hoikusho), l’aide municipale déjà existante de 40 000 yens / mois passera à 54 000 yens / mois pour tous et à 67 000 yens / mois pour les familles ne payant pas d’impôts locaux (25 000 yens de Tokyo + 42 000 yens de l’Etat).
(Source :
https://sukusuku.tokyo-np.co.jp/hoiku/10949/)

Quel est le plafond de revenus pour bénéficier de la gratuité de la crèche pour un enfant de moins de 3 ans ?   

ー La gratuité bénéficiera aux familles exemptées d’impôts locaux sur le revenu (jûmin zei hikazei setai), c’est-à-dire dont les revenus salariaux annuels sont inférieurs aux montants indicatifs suivants :

Famille avec 1 enfant   : 2,05 millions de yens
Famille avec 2 enfants : 2,55 millions de yens
Famille avec 3 enfants : 3,05 millions de yens

(montants identiques pour les familles monoparentales et biparentales)
NB. Le plafond de revenus pour être exempté d’impôts locaux varie selon la taille de la famille mais aussi selon le lieu de résidence. Une vérification au cas par cas est donc nécessaire.

Pourquoi cette annonce n’est-elle qu’une demie bonne nouvelle ?  

ー La loi telle qu’elle a été adoptée est assez critiquée au Japon :

  • tout d’abord parce qu’elle est loin d’établir la « gratuité » espérée : en effet la gratuité ne s’applique pas entre 0 et 3 ans – sauf exceptions – alors même que c’est dans cette tranche d’âge que les frais sont les plus élevés : de 20 000 à 30 000 yens / mois en moyenne, et jusqu’à 80 000 yens / mois selon les revenus de la famille, voire 100 000 yens / mois dans les crèches non agréées
  • ensuite par crainte que ces aides financières ne déclenchent une hausse des tarifs des établissements privés
  • enfin et surtout, parce que la loi ne s’attaque pas au problème numéro un des familles d’enfants en bas âge : la pénurie de places en crèche. Au contraire, les nouvelles aides financières risquent de créer un appel d’air qui aggravera encore le nombre d’enfants en attente, dont on estime qu’ils seront déjà près de 50 000 au moment de l’entrée en vigueur de la loi.

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Sources consultées (liste non exhaustive) :
https://japantoday.com/category/national/japan-enacts-legislation-making-preschool-education-free
https://www.japantimes.co.jp/news/2019/05/10/national/japan-enacts-legislation-making-preschool-education-free-effort-boost-low-fertility-rate/
https://clip.8122.jp/116/
https://www.jiji.com/jc/article?k=2019051000154&g=pol
https://mainichi.jp/articles/20190511/ddm/005/070/075000c
https://www.nhk.or.jp/politics/articles/lastweek/17430.html

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Conseil consulaire des bourses scolaires pour Kyoto (10 avril 2019)

BoursesScolaires
Le 10 avril de 17 h à 19 h, à l’Ambassade de France, j’ai participé au Conseil consulaire en formation “bourses scolaires” pour le Lycée français international de Kyoto. Les participants étaient répartis entre Kyoto et Tokyo et reliés par visioconférence.

Participants à Kyoto :
M. Jean-Matthieu BONNEL, Consul général à Kyoto
Mme Françoise OUAPEU, Agente consulaire
M. Pierre COLLIOT, Conseiller culturel
M. Emmanuel RESBEUT, Proviseur du LFI Kyoto
M. Nicolas PREVOST, Représentant des parents d’élèves
Mme Aline KOZA, Représentante Français du Monde -adfe Japon de l’ouest
M. Jean-Jacques TRUCHOT, Représentant UFE

Participants à Tokyo :
Mme Marie-Hélène TEYLOUNI, Chef de la section consulaire à Tokyo (Représentant l’Ambassadeur)
Mme Elodie GRAU, Agente consulaire.
M. Yves ALEMANY, Représentant OLES Japon
François ROUSSEL, Conseiller consulaire.

En amont de ce Conseil consulaire, j’avais exprimé à Mme la Consule mes préoccupations concernant le dispositif des bourses scolaires à Kyoto :

  • 1. Craintes sur l’adéquation du budget aux besoins : en l’absence d’organisation d’une réunion péparatoire (comme cela se fait pour le Lycée de Tokyo) qui permettrait une évaluation précise des besoins, n’y avait-il pas un risque que le budget attribué pour les bourses de Kyoto s’avère insuffisant ?
  • 2. Difficulté de préparation des dossiers par les familles : en l’absence de services consulaires sur place, la constitution du dossier de demande de bourses par les familles est parfois très compliquée. Une Agente consulaire se déplace bien depuis Tokyo pendant la période de réception des demandes, mais elle ne reste pas assez longtemps sur place et surtout, elle ne peut rencontrer que les familles faisant une première demande de bourses.

Mme la Consule m’avait alors apporté les éléments de réponses suivants :

  • 1. L’absence de réunion préparatoire, assez habituelle quand les dossiers de demande ne sont pas très nombreux, ne signifie pas absence d’évaluation précise des besoins ni impossibilité de réajustement de l’enveloppe budgétaire en fonction des besoins constatés (“dialogue de gestion”). Simplement, cette opération est réalisée dans ce cas par les services consulaires eux-mêmes. Si la communauté éducative du Lycée français international de Kyoto en exprime la demande, l’an prochain une réunion préparatoire pourrait être organisée.
  • 2. Un entretien de la famille avec les services consulaires n’est désormais organisé que pour les premières demandes, à Tokyo comme à Kyoto. L’état actuel des moyens des services consulaires ne permet pas d’en faire davantage.

Conclusion : les réponses de Mme la Consule permettent de relativiser une partie des inquiétudes exprimées. Il n’en reste pas moins que l’insuffisance de moyens des services consulaires affecte lourdement le fonctionnement du dispositif des bourses en privant d’assistance sur place les familles ayant des difficultés à constituer leurs dossiers. Certaines risquent ainsi de ne pas pouvoir bénéficier de l’aide à laquelle elles ont droit, et leurs enfants d’être privés ainsi d’une éducation française.
Une solution à ce problème doit absolument être trouvée.

Lors de mon entretien prévu le 15 avril avec les Inspecteurs du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères en mission au Japon (11-17 avril), je soulèverai en priorité la question du manque criant en moyens humains de nos services consulaires.


Compte-rendu du conseil consulaire :

1. Bilan  2018-2019 (2 sessions) :
53 enfants boursiers soit 50% des élèves du LFIK possédant la nationalité française (qui représentent eux-même les trois quarts de l’effectif total du Lycée).
Budget : 264 691 Euros

2. Bilan des demandes (1e session) pour 2019-2020 :
Pour cette session 35 familles ont déposé un dossier, correspondant à 46 enfants (31 demandes de renouvellement, 3 premières demandes).
– Le budget prévisionnel obtenu par les services consulaires (suite à une demande de réajustement qui a été satisfaite) est de 197 213 Euros.
– Il a été précisé que les calculs prennent bien en considération les nouveaux tarifs du LFIK, votés très récemment.

Rappelons que le Conseil consulaire émet des propositions. Les quotités de bourses définitives seront décidées par la Commission nationale des bourses siégeant à Paris les 12 et 13 juin. Les familles recevront une notification quelques jours plus tard.

En raison de la confidentialité des débats, il n’est pas possible de faire un compte-rendu détaillé. Notons simplement que dans un petit nombre de cas particulièrement préoccupants le Conseil des bourses a proposé une augmentation de la quotité par rapport au résultat théorique du calcul. Dans d’autres cas, le Conseil des bourses a dû au contraire refuser l’attribution d’une bourse. Les motifs de refus peuvent être les suivants :

  • revenus trop élevés par rapport aux critères du dispositif
  • patrimoine mobilier ou immobilier dépassant les plafonds définis
  • dossier incomplet
  • absence de réponse de la famille aux demandes d’informations du Consulat


Rappel : il est possible de calculer soi-même approximativement la quotité de bourse à laquelle on aurait droit.
Pour cela voir ici : https://jp.ambafrance.org/Le-systeme-des-bourses-scolaires

Informations complémentaires à connaître pour ce calcul :
Montant du plafond mobilier : 100 000 euros (12 836 970 yens)
Montant du plafond immobilier : 250 000 euros (32 092 426 yens)
Les impôts locaux basés sur les revenus (jûminzei) sont considérés comme des impôts sur le revenu et comptés parmi les charges.
L’indice de pouvoir d’achat est de 105 pour Kyoto en 2019 (Tokyo : 130).  

Quota familial maximal : 23 000 euros (au delà, pas d’attribution de bourse possible)
Quota familial minimum : 3 000 euros (en deça, attribution automatique d’une quotité de bourse de 100%)

Le résultat du calcul, appelé quotité de bourse théorique, est susceptible ensuite de deux types de modifications :

  • ajustement proposé par le Conseil consulaire en raison de circonstances particulières (il s’agit généralement de propositions visant à augmenter la quotité de bourse)
  • “Contribution progressive de solidarité” appliquée par l’AEFE, aboutissant à réduire de 2 points environ les quotités de bourses inférieures à 80%.

En réponse à une question que j’avais posée par écrit, le Consulat a donné le 10 avril des précisions sur la façon dont les quotités théoriques sont affectées par cette « contribution progressive de solidarité », et je l’en remercie :

  • Quotité de 100 % : pas de réduction
  • Quotité comprise entre 80 et 99% : réduction progressive, comprise entre 0 et 2 points (%)
  • Quotité inférieure à 80 : réduction de 2 points environ (révisable en cours de campagne)

Pour aller plus loin : Instructions de l’AEFE sur les Bourses scolaires
https://www.aefe.fr/sites/default/files/asset/file/instruction-2019-2020-bourses-scolaires-aefe-pays-rythme-nord.pdf

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Enfants privés de contact avec l’un de leurs parents suite à une séparation : Conférence de presse à Tokyo le 9 avril

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Une conférence de presse aura lieu à Tokyo le 9 avril 2019 sur la question des enfants privés de tout contact avec l’un de leurs parents suite à une séparation :

Date :    Mardi 9 avril 2019
Heure : de 14H00 à 15H30
Lieu :     JNPC / Nippon Kisha Club

Annonce officielle (en japonais) : https://www.jnpc.or.jp/archive/conferences/35362/report?fbclid=IwAR33vgq22U57MDOdEoSKTVKWBDL-CTBlzYDWMpWioADKkjYwA3lWz7c4dgk

Les journalistes peuvent s’inscrire directement ou contacter Sauvons Nos Enfants Japon ( Facebook / Twitter ) .

Vous trouverez ci-dessous 4 liens informatifs pour mieux connaître la situation actuelle sur ce sujet douloureux qui fait partie de mes dossiers prioritaires de conseiller consulaire, dans la continuité de mes prédécesseurs de la liste Solidaires au Japon.
Voir par exemple ma question n°17 au Conseil consulaire du 5 février 2019.

Espérons que les efforts réunis des associations comme « Sauvons Nos Enfants Japon » ( Facebook / Twitter ), des représentations diplomatiques comme l’Ambassade de France au Japon, très impliquée sur le sujet, et des élus (conseillers consulaires, députés, sénateurs), puissent rapidement aboutir à une amélioration de la situation.

VIDÉO de la conférence de presse du 20 décembre 2018 au club de la presse des correspondants étrangers à Tokyo (en anglais) :
https://m.youtube.com/watch?fbclid=IwAR0ImibjuZnCwb1ac7tDmO8Pit2-to0ZSe2dz_pXxJBqUgtrtmCGfwXowgQ&v=6R8KBWtvtLY&t=2577s

VIDÉO de la table ronde « Enfants franco-japonais au centre d’un conflit parental » organisée au Sénat le 8 mars 2019 :
https://m.youtube.com/watch?v=mHvftxnWI5I&fbclid=IwAR2F8xCENjlSUp7Vquy_44UwRdTJqHnqeq1K1JtNPbMb9m8ELnbavKY4I9U

ARTICLE du site de l’association Français du Monde – adfe (site national) :
https://www.francais-du-monde.org/2019/04/01/enfants-franco-japonais-au-centre-dun-conflit-parental/

ARTICLE du Petit Journal.com du 10 mars 2019 :
https://lepetitjournal.com/expat-politique/actualites/enfants-confisques-au-japon-le-calvaire-des-parents-francais-252027

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Conseil d’administration du Lycée français de Kyoto

LFIK ordre du jour 2 avril 2019 - copie

Sans titre - copie

Le mardi 2 avril 2019 de 17h30 à 19h30, j’ai participé au Conseil d’administration du Lycée français international de Kyoto.

Les 13 participants

Le directeur et chef d’établissement du lycée M. Emmanuel RESBEUT, le chef des services administratif et financier M. Mathieu LECACHEUR, les membres du Comité de gestion : M. Nicolas PRÉVOST (Président), M. Rodolphe GICQUEL (Secrétaire), M. Florian RIVOAL (Trésorier), M. Alan BOGOSSIAN (Vice-Trésorier), Mme Sae CARDONNEL (Relations extérieures), Mme Chinami PRETET (Coordination familles), Mme  Barbara LEMAIRE (Fêtes et événements), Mme Priscilla NORMANDIE LEVI (Fêtes et événements), M. Éric AVOCAT (Communication).
Membres invités présents : Mme Aline KOZA, présidente de Français du Monde Japon de l’ouest, et moi-même.

J’ai remercié le président du comité de gestion ainsi que le directeur de cette nouvelle opportunité qui m’était offerte de mieux connaître le LFI Kyoto, son fonctionnement, et ses équipes.

La réunion

Lors de cette réunion j’ai eu l’impression d’un Lycée particulièrement attentif à son public (Cafés d’information, évènements festifs, enquête prévue sur les attentes et leur satisfaction…)

Avec la fin des services consulaires à Kyoto le Lycée français international de Kyoto est plus que jamais le centre de la communauté française de la région du Kansaï. Dans cette perspective il a un rôle important à jouer dans l’accueil des nouveaux arrivants. Le stock d’informations pratiques mises à disposition des personnels et des usagers sera encore développé, et des réunions d’accueil régulièrement organisées, en coopération avec les associations françaises présentes dans la région.

La question des bourses scolaires a été longuement évoquée, et notamment la difficulté pour certaines familles à constituer leur dossier. Depuis la fermeture des services consulaires de Kyoto c’est en effet une agente des services consulaires de l’Ambassade qui se déplace à Kyoto pour les rendez-vous avec les familles. De ce fait, le temps disponible est très limité, et seules les familles effectuant une première demande peuvent être reçues.

Pour remédier à cette difficulté qui constitue une différence de traitement avec les familles de Tokyo, plusieurs solutions sont proposées : augmentation du temps passé à Kyoto par l’agente consulaire, attribution au Consul général de fonctions relatives aux bourses scolaires, ou encore formation par le Consulat d’une personne qui serait susceptible d’aider les familles sur place à constituer leur dossier.

Je relaierai ces remarques lors de la réunion prochaine du conseil consulaire, et demanderai aussi l’organisation d’une réunion préparatoire des bourses pour Kyoto comme cela se fait pour Tokyo.
En tant que conseiller consulaire je me tiens bien sûr à votre disposition pour toute question relative aux bourses scolaires.

Il a aussi été question de réalisations des élèves. Pour n’en citer que deux : FarmBot (cultures en jardinières gérées par ordinateur), ou encore un projet visant l’amélioration du logiciel de Google Traduction, que 4 élèves du LFI Kyoto ont pu présenter en vidéoconférence aux membres de l’équipe de Google Traduction Japon. Lire l’article (très stimulant) ici : https://www.lfikyoto.org/nos-eleves-presentent-leur-projet-a-lequipe-de-google-traduction/
Bravo au LFI Kyoto pour toutes ces réussites !

APPEL
Plusieurs projets pédagogiques en cours nécessitent le recours extérieur à une imprimante 3D. Cela a un coût. SI VOUS VOULEZ AIDER LE LFI KYOTO, UNE IDÉE : OFFREZ UNE IMPRIMANTE 3D !

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Bourses scolaires : réunion de préparation du Conseil consulaire pour Tokyo (14 mars 2019)

BoursesScolaires
Jeudi 14 mars 2019 de 17h à 20h30 j’ai participé à l’Ambassade à la réunion de préparation du Conseil consulaire en format « Enseignement français à l’étranger-bourses scolaires » première période (CCB1) pour Tokyo.

Bilan des bourses pour l’année 2018-2019
Il y a 190 élèves boursiers au LFI Tokyo en 2018-2019, pour un budget total de 1 234 964 euros.

Campagne des bourses pour l’année 2019-2010
155 dossiers ont été déposés pour cette première session 2019. Au terme des travaux les besoins s’avèrent supérieurs à la première proposition de budget. C’est tout l’intérêt de cette réunion préparatoire, qui permet de définir les besoins avec précision. Le dialogue qui s’établit ensuite entre le Consulat et l’AEFE devrait permettre en principe d’obtenir un réajustement du budget et des moyens suffisants.

Le Conseil consulaire en format « bourses scolaires » pour Tokyo aura lieu le 16 avril (et le 10 avril pour Kyoto).

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Bon à savoir :

On peut calculer soi-même la quotité de bourse (ou du moins une approximation) à laquelle on pourrait avoir droit. Pour cela se référer au site du Consulat : https://jp.ambafrance.org/Le-systeme-des-bourses-scolaires
Informations complémentaires à connaître pour ce calcul :

  • Montant du plafond mobilier : 100 000 euros (12 836 970 yens)
  • Montant du plafond immobilier : 250 000 euros (32 092 426 yens)
  • Les impôts locaux basés sur les revenus (jûminzei) sont considérés comme des impôts sur le revenu et comptés parmi les charges.
  • L’indice de pouvoir d’achat est de 130 pour Tokyo et de 105 pour Kyoto en 2019.

Mes recommandations

Il existe des bourses hors commission : si pour une raison de force majeure vous n’avez pas pu déposer un dossier de bourse pendant les périodes prévues à cet effet (en gros : en février ou en septembre) il existe toujours la possibilité de déposer un dossier de bourse en cours d’année scolaire (avant la fin février). En 2018-2019 par exemple, 3 bourses ont été accordées hors commission.
Adressez-vous pour cela au Consulat.

Situations particulières : chiffrez vos charges
Il est recommandé de joindre à votre dossier de demande de bourse une lettre de motivation expliquant les raisons de votre demande. Spécialement si votre famille connaît une situation particulière qui entraîne des charges financières non prises en compte dans le calcul officiel des bourses. Mais si c’est le cas, pensez à chiffrer le plus précisément possible ces charges supplémentaires, pour augmenter les chances que votre demande soit considérée.

Important à savoir : aucun paiement n’est exigé à la pré-inscription au LFI Tokyo pour les demandeurs de bourses scolaires dont l’enfant n’est pas encore scolarisé dans l’établissement, avant que soit connu le résultat final de la demande (fin juin).

Je suis à votre disposition pour toute question ou tout conseil concernant les bourses scolaires. N’hésitez pas à me contacter.

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Conseil d’établissement du Lycée français de Kyoto (21 février 2019)

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Le jeudi 21 février 2019 de 17h30 à 19h30 j’ai participé au
conseil d’établissement du Lycée français international de Kyoto.

J’ai eu ensuite un entretien approfondi d’une heure avec le directeur de l’établissement, M. Resbeut, et le président de l’association gestionnaire, M. Prévost, que je remercie de leur disponibilité, afin de mieux connaître les caractéristiques du LFI Kyoto et ses besoins actuels.

C’était ma deuxième visite au Lycée français international de Kyoto, où j’avais accompagné en septembre 2017 la sénatrice Claudine Lepage pour une visite des nouveaux locaux peu avant leur inauguration officielle.

J’ai pu de nouveau mesurer la vitalité de ce jeune établissement (créé en 1997) en pleine croissance, qui accueille près de 150 élèves de la maternelle à la Terminale tout en continuant à se métamorphoser : ainsi à la rentrée 2019 les cours “directs” (assurés par des enseignants dans la classe) pourront sans doute être déployés jusqu’à la fin du collège (au lieu d’un simple tutorat basé sur les cours à distance du CNED). Le LFI Kyoto m’a paru animé d’une dynamique très positive, portée par une communauté éducative dont tous les membres (direction, personnels, usagers) coopèrent constructivement au même projet commun.

J’ai assuré la communauté éducative du LFI Kyoto de tout mon soutien et de ma disponibilité en cas de besoin.
J’ai notamment proposé mon aide pour contribuer à l’effort de
communication du LFI Kyoto, et je demanderai l’organisation d’une réunion préparatoire du conseil des bourses à Kyoto comme à Tokyo, pour garantir un budget suffisant.

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Plus de détails :

Le Lycée de Kyoto en quelques chiffres
Créé en 1997 sous le nom d’École française du Kansai, le LFI Kyoto est un établissement “conventionné” géré par une association de parents (APEK, association loi 1901). Il a aménagé en 2017 sur son site actuel où il accueille 149 élèves en 2018-2019 (effectifs en augmentation). 72 % de ses élèves sont binationaux franco-japonais, et 50 % de ses élèves sont boursiers. (par comparaison, le LFI Tokyo, créé en 1967, accueillait 1376 élèves à la rentrée 2018, dont 30 à 40% de binationaux franco-japonais, et 16% de bénéficiaires d’une bourse scolaire). En 2018, 9 élèves ont obtenu le bac (100% de réussite). Particularité : les épreuves se passant à Tokyo, un voyage de groupe des candidats (classes de 1e et Tle) est organisé chaque année au moment du bac. Les frais annuels de scolarité s’échelonnent entre 720 000 et 840 000 yens.

Effectifs et structure par classe
En 2018-2019 le LFI Kyoto accueille 149 élèves (97 en primaire, 52 en secondaire). En raison des faibles effectifs, toutes les classes sauf trois (GS, CP et 4e) sont de double niveau. Il y a 2 classes de maternelle (couvrant les 3 niveaux), 3 classes d’élémentaire (du CP au CM2) et 4 classes en secondaire (de la 6e à la Terminale).

Transformations en cours
La priorité du LFI Kyoto est le passage progressif à l’enseignement direct (au lieu d’un tutorat basé sur les cours à distance du CNED) pour l’ensemble des niveaux d’enseignement. L’enseignement direct est assuré actuellement jusqu’en 5e, et il y a bon espoir pour qu’il soit généralisé dès la rentrée prochaine jusqu’en 3e. L’enseignement direct et la fin des doubles niveaux en secondaire (création d’une classe par section) permettra l’homologation de tous les niveaux du secondaire par le ministère français de l’Éducation nationale (homologation actuellement acquise jusqu’en 6e). À moyen terme l’objectif est la création de sections internationales (japonais et anglais).

(Dès la rentrée 2020, l’objectif est déjà la mise en place de 3 parcours de langues : dominante japonais, dominante anglais, et parcours avec anglais et japonais à égalité)

Côté japonais, le LFI Kyoto n’est pas encore reconnu comme gakkô hôjin (établissement scolaire reconnu). Le statut visé pour le moment est celui de gaikokujin gakkô (“école internationale”), pour lequel les démarches sont en cours.

Efforts de communication
La réalisation des objectifs de transformation pédagogique est conditionnée à une poursuite de l’augmentation des effectifs, et c’est pourquoi une des autres priorités actuelles du LFI Kyoto est de développer sa communication pour faire mieux connaître son existence et ses qualités : locaux spacieux et adaptés, emplacement pratique (proximité de la gare centrale), qualité de l’enseignement (cours directs) etc.

Un environnement local favorable, quelques inquiétudes côté français   
Le LFI Kyoto doit beaucoup à l’aide de la municipalité de Kyoto : le déménagement de 2017 depuis le site historique (étroit et éloigné de la gare centrale) vers les locaux actuels (une ancienne école) a été proposé par la mairie de Kyoto, qui a financé la rénovation et les travaux de renforcement antisismique. En septembre 2020 le Lycée pourra même bénéficier de 5 salles supplémentaires en raison du départ de la crèche qui occupe actuellement une aile du bâtiment.

Côté français, si le LFI Kyoto sait pouvoir compter sur le soutien sans faille de l’Ambassade de France au Japon, l’établissement est touché comme tous les autres par la baisse du nombre de détachements d’enseignants depuis la France, par les remontées financières demandées par l’AEFE et, plus spécifiquement, par des incertitudes concernant les modalités d’application par le CNED de la réforme du bac (qui concernera la classe de 1e dès la rentrée 2019). Sur le long terme le LFI Kyoto doit compter sur la pérennité du système actuel des bourses, dont il est dépendant financièrement.

Principaux sujets à l’ordre du jour du CE du 21 février :
Prévisions des effectifs et de la structure pédagogique 2019/2020
Calendrier scolaire 2019/2020
Horaires du secondaire
Calendrier des examens
Sortie du cned et homologation du collège
Point sur les visites et les projets pédagogiques
Projet d’établissement
Stages et séminaires
Fête du lycée
Questions diverses

Pour tous les détails voir le compte-rendu provisoire du Conseil d’établissement du 21 février 2019 sur le site du LFI Kyoto : https://www.lfikyoto.org/wp-content/uploads/2019/03/1902-CR-provisoire-du-2e-CE.pdf

Publié dans Vos conseillers en action

Retraites : le « jûminhyô » désormais utilisable comme certificat de vie

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Très bonne nouvelle pour tous les bénéficiaires d’une pension de retraite française au Japon : le certificat de résidence japonais jûminhyô (住民票) (traduit par une agence agréée) sera désormais accepté à titre de certificat de vie (ou certificat d’existence).

Voici l’annonce du Consulat : « Dans le cadre des contrôles périodiques effectués par les caisses de retraite françaises, les retraités pourront désormais officiellement utiliser leur certificat de résidence « juminhyou » comme certificat de vie. La périodicité avec laquelle vous devez fournir ce justificatif dépend de votre caisse de retraite. … »
Cliquer ici pour lire les détails (site du Consulat) :
https://jp.ambafrance.org/Certificats-de-vie-pour-le-paiement-des-retraites-12737?fbclid=IwAR1z2m-MN-9_84PNOb94SefXrsXAv8lAhdqozu7JdsMSiFnSrrv-SiOSwUg

Merci aux services consulaires de l’Ambassade de France dont les efforts ont permis cette simplification longtemps réclamée. (voir par exemple ma question 14 au Conseil consulaire du 5 février 2019 :
https://solidairesaujapon.files.wordpress.com/2019/02/questions-et-recc81ponses-conseil-consulaire-du-5-fecc81vrier-2019-1.pdf)

Publié dans Informations d'intérêt général
Solidaires au Japon

Site du  Conseiller consulaire « Solidaires au Japon » François Roussel et de son équipe.

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